Prochaine réunion du conseil municipal Mercredi 29 Février à 20 h 30. Débat d'orientations budgétaires

12/10/11

Emprunts toxiques, épisode 2 : Allo Thierry, ici Libé...

"Mais alors qu'il nous parle d’informations démentielles du journal Libération, pourquoi ne pas exiger un démenti ? «Ce n’est pas notre mentalité, répond le maire, laissons la polémique…». Ce sont donc nos 3 élus de l’opposition qui, une fois de plus, s’y colleront et demanderont des explications…", écrivait notre ami Dom dans son compte-rendu de la dernière séance du conseil municipal.



Promesse tenue ! Face à l'attitude débonnaire de la majorité municipale et de Thierry Neeser, adjoint aux finances et rapporteur sur cette question des emprunts toxiques, face aux menaces pointées par Laurent Levasseur, Laurence Grunewald et Pascal Painault, nous avons donc transmis au quotidien LIBERATION la "plaidoirie" dudit Thierry Neeser.
Et la réponse de Libé est tombée.
A nos lecteurs d'apprécier le discours de l'un et la réponse de l'autre...



"Plaidoirie" de Thierry neeser, maire-adjoint aux finances
(cliquez sur l'image)



Réponse de

"Bonjour, 
Ces "explications" ne sont pas un démenti des informations de Libération, elles sont juste une autre manière de voir les choses. Tous les prêts structurés sont construits sur le même modèle.
Il y a deux scénarios: positif et négatif. Si on est optimiste (ou aveugle), on préfère ne voir que le premier. Si on est pessimiste (ou réaliste), on se prépare au pire, et on voit le deuxième scénario.
Ainsi, pour les trois prêts de Nogent (prêt indexé sur le CMS, sur le libor ou l'euribor): comme l'écrit la mairie, dans le "cas d'une économie normale", il y a peu de chance aujourd'hui que le scénario pessimiste se réalise (soit un CMS 30 ans inférieur au CMS 2 ans, soit un euribor supérieur à 6% et un libor supérieur à 6,75%)). Mais qu'est-ce qu'une "économie normale"?
 Et peut-on affirmer qu'un tel scénario ne se produise pas d'ici 20 ans? Naturellement, non. Dans le monde économique, il y a des choses anormales qui se produisent, comme une banque qui fait faillite (Lehman Brothers, Dexia aujourd'hui...), des dévaluations de monnaie, des krachs financiers, etc. Et dans ce cas, tout est possible
Quant à une éventuelle renégociation, elle n'est faisable qu'en échange d'une forte indemnité à payer à Dexia. Et ce n'est pas parce que la ville bénéficie d'une convention de partenariat que cela change quoi que ce soit. Quant au cabinet indépendant, il faut savoir si, en échange de ce qu'il facture, il donne vraiment des conseils intéressants à la mairie.
Bref, ces prêts sont bien toxiques. Et le risque sera présent pendant encore 20 ans.
cordialement "
N C


17 commentaires:

Anonyme a dit…

« Quant au cabinet indépendant, il faut savoir si, en échange de ce qu'il facture, il donne vraiment des conseils intéressants à la mairie. »

Que vont répondre Monsieur Le Maire et son adjoint aux finances à leurs administré(e)s ?

Ce prêt nous intoxique.

l'esprit d'équipe à Nogent sur Seine a dit…

Bonjour
Merci à LIBERATION d'avoir répondu à notre sollicitation.
Dans un souci d'honnêteté et de transparence, il était utile que chacune des 2 parties puisse s'exprimer. C'est fait ! Il appartient aux lecteurs et aux Nogentais de peser les arguments des uns et des autres et de se forger sa propre opinion.
Notre blog reste bien sûr ouvert aux réactions de la majorité municipale.
Cordialement

la loterie du libéralisme a dit…

Qu’est-ce que la normale de nos jours ? La norme, en matière économique ce sont les financiers qui la déterminent d’après la réponse de Libé. Tout dépend sous quel angle on perçoit la chose, l’angle tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir et l’autre, si ça va mal on se chargera de vous faire payer la différence. La moralité de ces financiers dénués de toute humanité est donc que, sans risques point d’évolution, la Vie réduite à une partie de poker selon ces économistes financiers.

Comment allons-nous retrouver la norme Républicaine Chères Françaises et Français, pour éviter que nos concitoyens ne soient pas amendables en allant se nourrir dans les poubelles d’une fin marché, comme à Nogent Sur Marne ?

Le pire, c’est d’être en VIE aujourd’hui, la norme du libéralisme financier.

RAMON AGUILAR

Anonyme a dit…

qui va payer ces emprunts toxiques demain après la reprise des affaires de Dexia par la banque postale et la caisse des dépots comme le souhaite le gouvernement ? les contribuables ????

Anonyme a dit…

bravo,l'esprit d'équipe joue dans la cour des grands médias; je me souviens que déjà après l'accident nucléaire au Japon,plusieurs médias et magazines comme le nouvel observateur, le point et d'autres je crois,avaient choisi l'esprit d'équipe pour nourir leurs articles;bravo donc pour cette reconnaissance venue de grands diffuseurs d'infos,l'esprit d'équipe est en train de se tailler une belle réputation;bravo,continuez,ça peut servir pour plus tard;

Anonyme a dit…

avec ces empruntx dexia qui pourraient s'avérer catastrophiques dans l'avenir,avec le projet claudel et le partenariat privé qui va couter une fortune,ça va compliquer sérieusement les projets de l'équipe qui sera élue en 2014.mr ancelin avait hérité en 1989 d'une situation idéale avec la centrale dont il ne voulait pas mais grace à laquelle nogent a pu évoluer avec tout son pognon,en 2014 il va laisser à ses successeurs de la dette et beaucoup d'inconnu concernant les perspectives et les moyens.il va falloir beaucoup de courage à celles et ceux qui vont s'engager en 2014 contre mr ancelin ou successeur!

Ecoute du Maire au banc d'essai a dit…

Notre Maire souhaite renouveler son mandat pour 2014 ce qui est son choix et son droit. Il serait judicieux de sa part qu’il offre une réunion publique, sur les prêts qui vont plombé la commune sur une durée de plus vingt ans voir trente. Le complexe muséal devient forcément l’élément moteur pour cette population qui s’y intéresse, et qui dans le même temps, d’autres n’accrochent pas à cette proposition. Un enjeu économique pour les uns, un gouffre financier pour les autres.

Nogent s/seine a-t-il les moyens de s’engager dans cette direction ?

Nogent s/seine a-t-il raison de persévérer dans cette direction, au risque de subir l’instabilité économique faisant évoluer la dette à la hausse ?

Pouvons-nous en débattre
publiquement ensemble et nous positionner ensemble sur cette question centrale ?

Notre Maire va-t-il nous surprendre cette fois ?

RAMON AGUIAR

ND de Marnay a dit…

Bien malin celui qui peut comprendre ce rapport sur les prêts structurés, le charabia techno comptable qu'on utilise toujours quand on veut enfumer les auditeurs. Comme s'il n'existait pas dans la langue française des mots simples pour dire clairement les faits, même les plus complexes.
En tous cas je lis la conclusion de M. Neeser :
« Si vous reprenez les crédits inscrits au budget primitif, vous pouvez constater que le coût de la dette du budget général s'établit à 3 % (ratio frais financiers inscrits 760 997 € sur capital restant dû au 1er janvier 2011 : 22 916 000 €) Il ne faut pas oublier que si ces prêts ont été signés, les taux variables étaient nettement plus intéressants que les taux fixes. »
Nonobstant le fait qu’un budget primitif est forcément prévisionnel donc susceptible d'évoluer et que c'est assez étonnant d'inscrire un coût de la dette dans les crédits, que nous dit M. Neeser : ils ont signé parce qu'à l'époque les prêts variables étaient plus intéressants, sur le papier, que les taux fixes. C'est justement ça le problème. Qu'en sera-t-il dans l’avenir, avec, on le sait aujourd'hui, la faillite de Dexia.
Était-ce de la naïveté face aux discours enjôleurs des banquiers, était-ce de l'incompétence. A-t-on le droit, quand il s'agit de l'argent des contribuables, de faire joujou à être plus malin que les crocodiles de la finance, jouer les « Monsieur je sais tout » attitude habituelle chez Gérard Ancelin. Vous pouvez prendre des risques, si ça vous chante, avec votre argent personnel. Mais vous devez vous l'interdire quand c'est de l'argent public.

Anonyme a dit…

entièrement d'accord avec ND ! pareil pour le PPP : ce n'est pas normal de se tourner vers le secteur privé pour le projet claudel, car les prêts accordés au privé sont moins avantageux que les prêts accordés à une collectivité territoriale, donc en passant par le privé qui va forcément devoir emprunter, le projet coûtera plus cher que s'il était resté 100 % public. ND a raison, quand il s'agit d'argent public, il faut tout faire pour ne pas le gaspiller car au bout de la chaine ce sont les contribuables qui trinquent.

Anonyme a dit…

Dexia en faillite, les notes des pays de la communauté en baisse, même la France et l'Allemagne.
Nous allons tous vers un faillite des pays de l'Euros.

Une remise en question ??? a dit…

Quand on empreinte pour la construction d’une centrale nucléaire des sommes dépassant tout entendement à tout citoyen, on sait que lorsque l’alternateur produira ses mégawatts, l’emprunt est en phase de remboursement. Plus l’alternateur tourne, plus vite se rembourse l’emprunt. On est dans une logique assurant le rendement par la production.

Dans le cas pharaonique du musée Claudel, on n’a pas d’alternateur produisant des touristes par méga kilos, par contre on a des emprunts capricieux à taux variables, ce qui est vrai pour l’alternateur mégawatts. Mais, lui, par sa production est en mesure d’absorber les variations. C’est une mécanique qui produit, une machine conçue pour.

Un musée n’est malheureusement pas une machine à produire des billets. L’art n’est pas un produit de consommation courante. Les emprunts ne s’auto-remboursent pas. Le remboursement ce sont les contribuables dans ce cas-là. Et les contribuables ne sont pas des machines planche à billets.

Etant donné la crise capitaliste profonde que nous traversons, une marche arrière sur la réalisation du pharaonique musée serait un acte de considération citoyenne envers nos concitoyens épinglés par le capitalisme irraisonné. Dans ce cas-là, on ne peut pas considérer la marche arrière comme un échec, mais plutôt un aléa de circonstance imprévisible. Un tsunami en quelque sorte. Qui peut lutter contre un tsunami ?

RAMON AGUILAR

Gravillons pour macadam a dit…

Avenue à macadam variable, par temps de crise on vous servira du gravillon pour la réfection des routes de notre commune. Il y a aura quelques exceptions pour confirmer la règle.

Amis Nogentais, si vous avez besoin de gravillons pour vous tapisser une allée n’allez pas rue du Poncelot ni rue Pasteur ni dans la rue à Monsieur FADIN car le macadam est de rigueur là-bas, mais venez plutôt au bout de l’avenue du cardinal. Il vous suffira de prendre d’une pelle ménagère et un sceau pour le ramasser. Il y a du rabiot. Cela rendra service au voisinage qui subit l’empoussièrement au passage des véhicules. L’empoussièrement est lui aussi à taux variable.

J’espère que l’on mettra pas du gravillon dans les rues proches du Musée, faut bien que nos impôts servent à quelque chose tout de même.
Merci de votre solidarité.

RAMON AGUILAR

Et pourquoi pas … ??? a dit…

Pour faire suite à mon commentaire, si on pouvait négocier avec EDF une heure de production annuellement sur chaque alternateur cela résoudrait le problème du financement du pharaonique musée sans que ça pénalise EDF au point de mettre l’entreprise sur la paille. Le nucléaire pour promouvoir la culture, donnerait davantage de sens à cette énergie qui effraie à juste titre.

Avec l’aide du ministre au budget et le ministre de la culture, je pense que cela pourrait-être envisageable. Un peu d’audace et d’inventivité dans ce monde qui se dégrade par manque de créativité ne pourrait pas faire de mal.

L’avantage, la commune serait soulagée d’une telle charge et elle pourrait être plus attentive au besoin de la population. Je pense que si Michel BAROIN était encore de ce monde, il aurait réussi cette négociation, c’était sa force, son intelligence.

RAMON AGUILAR

Anonyme a dit…

Bref, ces prêts sont bien toxiques. Et le risque sera présent pendant encore 20 ans.

Anonyme a dit…

Si je comprends bien Ramon, aucun adjoint au maire n’habite dans l’avenue du cardinal puisque le macadam y est à taux variable. Le macadam à taux fixe est là où les adjoints et le maire habitent.

Quant à la proposition que tu fais moi je ok, le CNPE devrait participer au développement de la culture là où il est implanter. Mais d’autres aussi doivent participer à ce mouvement, le groupe Soufflet par exemple, juste retour sur la spéculation des matières premières.
Un ami.

l'esprit d'équipe à Nogent sur Seine a dit…

Bonjour
"censure", "COFACE"...
Commentaire transféré dans EXPRESSION LIBRE car très éloigné de Nogent sur Seine
Cordialement

Laissons la révolution de côté… !!! a dit…

La réussite d’une entreprise sur un sol communal est une aubaine pour la population. Réussir un objectif d’entreprise qui dégage des bénéfices, c’est du bonheur à partager. Ce partage peu très bien se concrétiser au niveau de la culture, l’art pour l’aboutissement et le régal pour le monde entier.

Faire participer nos entreprises au développement des besoins communaux, une conception honorable, le plus fort au service du plus faible, le réseau de Monsieur Baroin fils prendrait une dimension fraternelle. Rien ne nous interdit de nous concentrer sur cette proposition. Le réseau ne demande peut-être pas mieux que de participer à hauteur d’une échelle humaine ?

Réussir ensemble n’est-ce pas la plus belle des réussites ?

RAMON AGUILAR